3 juil. 2010

Du Nullabor à Perth


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Après 2 jours intensifs de route, nous completons notre traversée du désert du Nullarbor et nous arrivons enfin au Western Australia. Nous avons malheureusement dûs, en cours de route, transplanter ''LegLess Larry'', notre plante domestique offerte par Gwenda avant notre départ de Stanley, sur Cactus beach. Espérant ainsi lui éviter les horreurs associées au fait de finir ses jours au fond d'une poubelle au point de quarantaine séparant le South Australia du Western Australia. En fait nous n'avons pas voulu s'en défaire complétement et c'est pour cela que nous en avons garder une jeune pousse permettant de lui redonner une seconde vie.

Notre première escale fut Esperance et son parc national, Cape Legrand. Malgré la température pluvieuse, Phil a tout de même entrepris la montée de Frenchman Peak, peu élevé, mais aux parois très escarpées.L'attraction principale de ce parc étant Lucky Bay, une plage de sable blanc extrêmement fin et entouré d'eau turquoise. Par temps clément, cette plage est aussi reconnue pour les kangourous qui viennent y faire bronzette. Mais, la pluie étant malheureusement au rendez-vous, nous ne nous y sommes pas attardés trop longtemps. Assez dommage vu la renommée de l'endroit...

Nous avons repris la route direction Hyden, là ou s'élève la célebre Wave Rock. Il s'agit d'une paroi rocheuse de 150 mètres de longueur par une dizaine de mètres de hauteur environ et qui a la forme exacte d'une vague déferlante. Malgré les 400 km allé/retour, disons que ça aura valu le détour! Plus tard en après-midi, après notre visite du site, nous sommes remontés à bord du Captain direction Margaret River, une ville hautement réputée pour le surf. Encore une fois, nous ne nous y sommes pas attardés bien longtemps, car la mauvaise température semblant être à nos trousses rendait la mer cahotique et quasiment impossible à surfer. De plus, Trevor et Véronica, le couple rencontré lors de la plongée avec les grands blancs, nous avait lancé une invitation à partager un BBQ OZstyle avec eux et quelques-uns de leurs amis. Ce fut une soirée bien agréable ou la nourriture et l'alcool abondait et ou les conversations éclataient de tout bord. Nous avons passé la journée du lendemain à visiter les environs avec nos deux guides perso et leurs enfants. Visite d'un vignoble et du plus long quai au monde, incursion au Cape Naturaliste et coucher de soleil magnifique sur l'Océan Indien. Ajoutons à cela un délicieux et abondant lunch dans une brasserie Allemande, qui, à cause d'une erreur survenue lors de la commande de notre repas, a tenté de nous faire perdre nos sens en nous offrant plein de consommations et de desserts gratuits en guise d'excuses.

Le lendemain matin, nous avons repris la route direction Perth, ville iconique de la côte ouest Australienne. Nous avons arpenté ainsi au hasard les différentes rues de la ville pendant 3 jours consécutifs. Nous avons aussi profité de notre visite en ville pour, entre autre, nous envoyer un ou deux bons restaurents derrière la cravate, s'enfiler quelques bières, refaire nos provisions en nourriture et en eau (les épiceries étant rares et dispendieuses sur la côte ouest) et rattrapper le temps perdu avec nos amis français (Kevin, Joffrey, Julia et Alexandra) rencontrés depuis déjà quelques 2 500 km. Il fut alors décidé que nous allions traverser la côte ouest avec eux et Lucette leur charmant 4x4 rouge.

À vous fidèles amis, we salute you!
Phil (hibou) et Val (chevelure) en direct de la Thaïlande et tentant toujours de rattraper leur retard dans l'écriture du blog...

16 juin 2010

South Australia (et plus)



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Ça fait seulement 2 jours que nous avons terminés notre périple de 5 jours au travers de la nature tasmanienne et sommes maintenant de retour sur le mainland, dans la jolie ville de Melbourne. Mais avant d'aller plus loin, nous avons omis de vous raconter que la journée ayant suivi notre retour, ma tête a commencé à démanger intense et c'est grâce à une visite éclair à la pharmacie de Devonport que j'ai appris que j'avais contracté des poux! Donc, la veille de notre départ de la Tasmanie, il nous a fallu nous faire le traitement anti-poux recommandé par le pharmacien en plus de procéder à un méga clean-up de la van, des draps, de nos vêtements, etc... Méchante organisation de dernière minute pour des voyageurs en cavale! Mais, comme d'habitude, nous avons été très efficaces et y sommes arrivés à temps! Alors, de retour sur le mainland dis-je, nous avons assisté à un show en plein air gratuit tout près de Flinder Street Station, le festival de Jazz australien battant son plein. Un peu plus tard en soirée, nous avions fixer une rencontre avec notre ami André ayant aussi rejoint Melbourne, son trip tasmanien ayant prit fin. Nous avons passé une très belle soirée à jaser de tout et de rien avant de se dire aurevoir, André quittant le pays dans 3 semaines et nous continuant notre route dès le lendemain pour entamer la great ocean road avant de rejoindre Adélaïde.

La great ocean road est une route très touristique longeant l'Océan Pacifique, offrant des vues superbes à flanc de falaises. Notre navigation sur cette route s'est faite assez rapidement, le grand achalandage touristique semblant rimer avec la flambée des prix...

2 jours après avoir quittés Melbourne, tard en après-midi, nous atteignons la ville d'Adélaïde. Malgré l'heure tardive à laquelle nous arrivons, nous visitons tout de même un peu la ville question de s'impregner de la vibe urbaine. Depuis le début du voyage, Phil et moi avons une faiblesse lorsque nous atteignons une ville et c'est celle de toujours, mais toujours avoir envie de se payer une bonne bière dans un pub et d'aller manger dans un bon resto. Alors, chemin faisant dans la ville, nous croisons ce mignon petit pub, le ''Duck and Dog'', et s'y arrêtons pour y déguster un bon burger au poulet, avocats et mayonnaise épicée le tout accompagné d'une peinte d'Heineken. Emballés par notre souper, nous décidons de nous arrêter dans un autre pub croisé sur notre chemin et présentant un show acoustique live gratuit. La star de la soirée était un certain Joseph présentant un show à la saveur d'un Jack Johnson, mais en plus hyppie et avec la voix beaucoup plus grave. Phil et moi avons bien aimé son style et ses chansons relatant, pour la plupart, des souvenirs de son voyage en Afrique du Sud. Le lendemain, nous contactons notre ami Kim rencontré sur l'Overland, car il habite la ville et il nous avait proposé de s'arrêter lui rendre visite lorsque nous passerions. Notre arrêt s'est prolongé suite à son invitation de rester pour souper et son partage de quelques verres de bière brassée maison. Le lendemain matin, nous quittons la ville pour se rendre dans les Flinders Range, un parc national au centre du territoire du sud australien.

Arrivés là-bas, cela ne nous prend pas de temps à se rendre compte que, sans un 4x4, ce parc ne vaut pas vraiment la peine d'être visité... Effectivement, toutes les routes permettant d'atteindre les marches les plus intéressantes ne sont aucunement navigables sans un 4x4. De l'entrée à la sortie du parc, des pancartes bordent la route et laissent connaître aux visiteurs les conditions routières. Malgré tout, Phil et moi entreprenons une petite marche assez relaxe la ''wilpeana pound'', celle-ci nous menant à un lookout ne nous permettant aucunement d'observer le paysage qui devrait s'offrir à nous. Très décevant! Le point positif de cette visite aura été notre rencontre avec un couple de retraités très sympathiques nous ayant offert, après une bonne demi heure de conversation, de s'arrêter à leur résidence pour un bon souper lorsque nous passerons dans leur coin, aux environs de Noosa sur la côte Est. Une journée passée dans ce parc et nous avons l'impression de tourner en rond, mais la route ne nous permettant pas de rejoindre notre prochaine destination sans faire demi-tour, nous devons nous retapper les 200 quelques kilomètres qui nous permettront de rejoindre, pour une deuxième fois en trois jours, Port Augusta avant d'entamer les 600 quelques kilomètres nous séparant de notre prochaine destination, Coober Pedy, la ville de l'opal australienne par excellence.

En arrivant à coober, nous nous sentons tout de suite dépaysés. La ville étant majoritairement enfouie sous la terre nous laisse apperçevoir un paysage désertique digne de Star Wars. Aussi faut-il souligner la grande population aborigène, très peu côtoyée jusqu'à présent, vagabondant tels des sans-abris sur la rue principale de la ville. C'est très bizarre lorsque nous rencontrons des aborigènes, car la plupart d'entres-eux n'ont aucune interactions avec les autres nationalités. Lors de notre passage éclair d'une journée, nous effectuons la visite d'une ancienne mine sous-terraine d'opal changée en musée. Les casques que nous portons sur certaine photos nous ont, à quelques reprises, sauvés d'une puck sur le front, le plafond étant à quelques endroits très bas. Outre ce musée, notre découverte de coober se résume à avoir passés la journée à visiter les différents magasins d'opal bordant la rue principale, une église catholique sous-terraine, la visite d'un orphelinat de kangourous et un arrêt rapide à l'église serbe, sous-terraine aussi bien sûr!

Notre plan de base était de se rendre à Alice Spring après notre visite de coober, mais puisque le temps qui nous restait jusqu'à la plongée avec les grands requins blancs de Phil nous semblait trop court, et puisque nous voulions maximiser notre temps de voyagement sur la côte Ouest, nous avons plutôt pris la décision de redescendre vers Port Augusta (encore une fois!!!) avant de se rendre sur la Pénisule de Eyre. Pour souligner notre troisième visite en moins d'une semaine à Port Augusta, nous nous sommes gâtés de délicieuses pâtisseries d'une bakery gérée par des asiatiques et se nommant ''the french bakery''...? Nous nous sommes achetés une boîte contenant 5 délicieux dessert: un caramel slice (très populaire en Australie), un fruit flam, un croissant fourré aux pommes et à la crème fraîche, un beignet aux pommes et une danoise aux pommes. Un délice! Chemin faisant, nous atteignons la première ville de la péninsule d'Eyre, Whyalla. Cet endroit est reconnu pour la colonie de cuttle fish venant se reproduire 2 mois par année dans les eaux entourant la ville. Arrivant pile durant cette période, Phil et moi nous sommes empressés de se rendre à l'endroit destiné à l'observation de l'espèce et y avons fait une session de snorkling vraiment impressionnante!!! Ces créatures ressemblant étrangement à un mélange de poulpe et de poisson ont cette particularité de changer de couleurs pour attirer la femelle. En quelques secondes, ils peuvent tourner du turquoise au rose et du rose à la couleur sable, tout ça en faisant aller leurs nageoires qui ressemblent à de la dentelle. C'était superbe! Mais, bad-luckés que nous sommes, lors de cette séance de plongée, la caméra de Phil, expressément achetée pour ses capacités à prendre des photos sous l'eau, s'est brisée et a trop prit d'eau pour sa capacité. Vraiment dommage en plus que c'était sensiblement la première fois qu'il en faisait l'utilisation et que Whyalla était la toute première ville d'une série d'endroits reconnus pour y faire de la plongée sous-marine. Pour faire une histoire courte, il faut attendre que la compagnie Olympus le contacte sur notre cellulaire afin de décider d'un endroit ou envoyer l'appareil réparé et ou il nous sera possible de le récupérer. Mais étant donné que, le réseau cellulaire ne soit pas très développé ici, dépendamment de l'endroit ou nous nous trouvons, disons que... aucun appel concernant cette affaire a fait sonner le téléphone jusqu'à présent.

Fans d'huîtres fraîches et passant à côté de Cowell, une ville reconnue pour sa grande industrie d'huîtres, nous nous achetons deux douzaines pour pas cher. Nous dégustons la première sur l'heure du dîner à Port Neill assis devant la mer, avec un soupçon de jus de citron, une goutte de tabasco, quelques frites et un bon verre de sparkling wine pour ma part et de bière pour Philou.

Après le dîner, l'estomac bien plein, nous reprenons la route, direction Port Lincoln pour la plongée avec les grands blancs de Phil. Nous recroisons un groupe de français rencontré par hasard dans les toilettes publiques à Whyalla deux jours auparavant et avec qui nous allons prendre une bière dans un pub quesiton de faire plus amples connaissances.. Le lendemain matin, nous nous apperçevons que monsieur le Capitaine perd de l'huile... Nous nous rendons dans un garage et après une vérification sans frais (!!!) nous faisons rassurer que le mal n'est pas si grave, que nous pouvons continuer notre route sans craindre que la condition de notre chère voiture empire, il nous faut simplement vérifier le niveau d'huile de manière assidue et de continuer à faire nos changements d'huile aux 5000 kilomètres. 500 dollars dans nos poches et l'esprit tranquille. Nous nous dirigeons dans le Lincoln National Parc et faisons d'ailleurs notre changement d'huile avant de faire une petite marche en bord de mer nous menant à un phare. De retour de la marche, nous nous installons à une table de pic-nic et dégustons notre deuxième douzaine d'huîtres achetées la veille et bien conservées grâce à une boîte isolée et garnie de glace achetée à la poissonnerie la veille aussi. Après, nous allons nous installer sur la beach et relaxons quelques heures. En fin de journée, nous retournons au van et rencontrons nos amis les français sans que cela ne soit prévu! Trop drôle! Le lendemain matin, c'est le jour ''J'' pour Phil puisqu'il s'en va plonger avec ses requins, expérience qu'il a adoré et à propos de laquelle il vous a concocté un texte dont il sera question dans quelques lignes. Moi, puisque j'avais une journée complète à moi toute seule (YAHOOOOOO!!!!), je me suis planifiée une journée toute aussi excitante pour une fille en voyage depuis 6 mois et demi: UNE JOURNÉE POUPOUNE!!! C'est-à-dire que je suis allée me faire couper les cheveux, que j'ai pris le temps de magasiner, d'aller m'installer avec des revues à potins dans un pub et siroter une bière, etc, etc... Très bien-faisante comme journée! Bon, l'heure est maintenant venue de connaître l'histoire de Phil et les grands blancs! Bonne lecture et je vous retrouve après...

Plongée en cage avec les Grands Requins Blancs ou ma rencontre avec un tueur.

Bien qu'il ait fallût m'y prendre à deux reprises et débourser plus de 750$ australien en fin de ligne pour pouvoir n'apperçevoir qu'un seul requin blanc... l'expérience en vallut totalement toutes les peines. Je vous épargnerai ainsi les détails quelques peu ennuyeux de ma première journée en mer consistant principalement à nourrir des goélants et dans l'ensemble à attendre... et encore attendre...

Après l'échec monumental du vendredi qui me laissa un goût amer en bouche, je n'avais plus qu'une idée en tête. Obsédé; je devais retourner dans cette cage et apperçevoir un grand requin blanc. J'étais bien décidé à refaire le paris autant de fois qu'il le fallut dans l'espoir d'apperçevoir la bête. La deuxième journée en mer ne fut toutefois pas de tout repos. L'océan était très agité, des vents de 40 noeuds soufflaient sur la coque, créant des remous impressionnants, faisant tressauter le navire. Malgré les conditions climatiques défavorables; il ne nous suffit que de 2h30 pour parcourir la distance séparant Port Lincoln et les eaux avoisinantes North Neptune Island. Une fois le bateau ancré, l'équipage ne perdit pas une seconde jettant par dessus bord sang, huile et tripes de thon dans l'espoir d'appâter un squale. Je fis fi des explications préalables, ayant eu plus que ma dose le Vendredi précedant, j'allai plutot enfiler ma combinaison étanche, espérant ainsi faire partie du premier groupe à sauter dans la cage.Le temps était à l'orage, le ciel gris perlait sans relâche et nous, nous attendions, fixant la mer attentivement. Soudain Trevor, un autralien rencontré deux jours auparavent lors de ma première plongé, s'écria de sa voix portante: '' SHARK!!!!!''. En effet un requin blanc d'environ 3 mètres et demi 4 mètre, s'attaqua sans vergogne à l'appat, n'en laissant que la ligne. Aucun temps ne fut perdu et le premier groupe constitué de moi, Trevor et sa femme Véronika et d'un Irlandais dont je ne peux me rappeller le nom, se retrouva à l'eau.

Sous l'eau c'est un silence apaisant qui m'attend, brisé sporadiquement par l'air s'échapant de mon inalateur. Mes yeux se balladent de droite à gauche et scrutent les fonds marins, tentant d'apercevoir un grand blanc. L'eau était d'un bleu d'encre, les vagues battant la surface, rendant la mer trouble, lui donnait ainsi des allures terrifiantes Soudainement; une silhouette se dessina à dix mètres de la cage, droit devant moi. Toujours difficile a discerner parmis tous les remous, il se dirige toutefois lentement vers l'un des appas, un mètre à peine devant la cage.Je fut immédiatement impressionné et même captivé par la physionnomie de l'animal, à le voir ainsi il n'est pas étonnant que de nombreuses personnes n'osent pas se baigner dans l'océan. Il n'a que quatres mètres de long, ce qui est peu considérant que certains requins blancs peuvent atteindre les huit mètres, mais il n'en est pas moins impressionnant. Avec agillité et vitesse il s'élance sur les morceaux de Thon, l'équipage tentant bien que mal de les subtilliser à l'animal à l'aide des cordes auxquels ils sont rattachés. Le but n'étant pas de nourrir le requin, mais bien de l'apater simplement.Mais après quelques instants le requin semble se lasser de ce jeu, s'intéressant davantage à la cage et par le fait même à ses occupants. Venant froller très lentement l'armature métallique à plusieurs reprises nous regardant, par simple curiosité. Des yeux d'un noir profond trahissant une intelligence et une vivacité d'esprit indéniable. Sans agressivité ou animausité apparente, il nous encerclait, nous étudiait et nous pesait avec attention, créant ainsi une réelle intérraction d'une complexité qui dépasse ici les limites de mon vocabulaire.

Des coups sont donnés sur la cage, notre temps est écoulé, 45 minutes qui en ont semblées 5. Le groupe suivant entre dans l'eau et l'apperçoit moins d'une minute, avant que le grand blanc, blasé de ce jeux quelque peu barbare, rejoigne les profondeurs pour ne plus réaparraître de la journée. Le retour fut éprouvant pour certains, la température ne s'étant pas améliorée au cours de la journée; la coque du bateau cognant violemment les vagues, me soulevant de ce fait régulièrement de mon siège. Le mal de mer s'étant propagé comme la peste sur le bateau tout au long de la journée, la majorité des gens passant ainsi du blanc livide au vert cramoisie. Pour ma part je m'enfile quelques bières célébrant joyeusement ma journée! Et quelle journée!!!

OUF!!! Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me donne vraiment des frissons... Question de me délecter de la présence de mon homme et surtout qu'il soit revenu saint et sauf de son excursion, le lendemain matin, nous nous sommes payés un déjeuner sur une terrasse et avons passé une journée relaxe à se promener dans les rues de Port Lincoln. Après la deuxième plongée de Phil, nous quittons Port Lincoln fins prêts à affronter la traversée du désert du Nularbor. Mais avant de s'y rendre, nous nous arrêtons dans la petite ville de Ceduna. Une petite famille que nous avions croisée à coober pedy nous avait parlé d'un orphelinat de wombats se trouvant dans cette ville et nous avions vraiment envie d'aller voir ces bêtes et même avoir la chance de les prendre dans nos bras et de les cajoler. Excellent comme moment!

On vous retrouve bientôt avec la suite, 10/4!
''Hibou-Phil'' et Val

3 juin 2010

The Overland Track! ou 5 jours dans l'bois






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L'Overland Track, reliant Cradle Mountain à Lake St-Clair est l'une des marches les plus populaires d'Australie, elle est même classée, selon plusieurs sites internet, comme l'un des dix trecks à effectuer dans une vie. Cette piste, permettant d'apprécier certains des endroits les plus reculés de la Tasmanie, s'étale sur une distance de 85 km; à celà s'ajoutent de nombreux parcours alternatifs permettant de prolonger l'expérience. En progressant de manière régulière; il est envisageable de franchir chacune des étapes dans un delais raisonnable de 5 à 8 jours. Il faut toutefois garder en tête que la nature imprévisible de la température tasmanienne peut permettre une importante chute de neige ou une pluie de grèle, à tout moment, qui vous empêchera de progresser le long du trajet et ce, même en plein été.

À la veille du départ, nous hésitions encore à nous lancer dans une telle aventure. En effet, la météo annonçait des températures froides à peine au dessus du point de congélation. À celà se melait des avertissement de vents violents et d'averses allant en s'intensifiant tout au long de la semaine et dieu sais quoi encore. Le probleme étant que nous devions entreprendre la marche le 1er mai pour deux raisons. Premièrement, à partir de cette date, nous n'avions plus à débourser les 160$ requis pour parcourir l'intégralité de la piste. La fin du mois d'avril marquant la fin de la saison haute et la gratuité du parcours. Deuxièmement, notre temps en tasmanie était dès lors compté, sept jours restant, celà ne nous laissait que très peu de temps pour parcourir les nombreux killomètres séparant Cradle Mountain de Lake St-Clair.

Jour 1

À l'aurore, la météo était toutefois clémente, la décision fut alors prise de faire fit des avertissements climatiques et de nous lancer tête baissée dans l'aventure. Après quelques mises en gardes de la part des rangers et autres travailleurs du Parc National; sacs à dos bien ajustés, nous effectuons nos premiers pas. À peine cinq cent mètres parcouru que nous apperçevons un énorme wombat, 50 mètres sur notre gauche. L'animal avide de nouriture se camoufle bien que mal dans un champs de ''button grass''; nous l'appercevons ainsi se trémoussant à la manière d'un chien espérant par le fait même se débarasser de l'excès d'eau georgeant son poil. Pris de stupeur et d'émerveillement je fus dans l'incapacité d'atteindre ma caméra à temps pour ainsi capter ce moment magique. Mais la magie, ça a ben l'air que ça dure juste un temps... Le terrain qui jusqu'à présent ne nous présentait que de faibles ascenssions commença rapidement à faire parraître ses escarpements rocheux devenant quelque peu glissant sous la faible bruine. Chargé de 40 à 50 lbs de provisions et de matériel, l'ascenssion de Cradle Mountain ne se fit pas sans peine! Rochers acérers, falaises et paroies abruptes dépeignaient très bien le paysage fantomatique que nous avions à traverser. Mais l'effort et l'épuisement furent récompensés, car bien que brumeux, le sommet dévoilait sous sa jupe blanchâtre des points de vue surréalistes sur les territoires environnants.

Après près de cinq heures de durs labeurs, nous atteignons enfin Water Valley hut, le premier chalet d'importance sur le trajet. L'overland Track compte sur son parcours régulier 7 huts plus ou moins modernes. Chacunes d'elles étant équipées de lits de camps supperposés sans matelas, d'un coin cuisine et d'une source d'eau potable permettant de se renflouer ses provisions. Il ne faut dans aucun cas faire fit des foyers; qui fonctionnant sans relâche permettaient de faire sécher nos vêtements de marche ainsi que de réchauffer nos corps généralement exposé à des températures de moins de 5 degrés Celcius. Mais cet arrêt ne fut que provisoire, devant combiner les deux premières journées de marche pour effectuer l' Overland dans les temps prévu, nous devions rapidement nous remettre en route. Trois heures supplémentaires furent nécessaires pour atteindre la seconde hut. Exténués, nous fîmes notre entrée dans le chalet ou nous attendaient déjà trois autres personnes. Il y avait Kim et James deux australiens habitant respectivement Adélaide et Canberra, et Yanz un Allemand ayant passé, selon ses dires, plus de temps à voyager autour du monde que dans son propre pays. À ceux-ci s'ajoutèrent les deux Jérémi deux Français sous prescription de canabis. Nous passâmes la soirée à participer à des jeux plus ou moins ludiques avec nos confrères de randonnée.

Jour 2

Notre deuxième journée sur l'overland track fut grandement marquée par le mauvais temps. La pluie abondante ruisselant violemment le long des pistes innondant les sentiers, créant ainsi de profonds lacs de boue atteignant quasiment, lors de leur traversée, la hauteur des genoux. Venant se mêler à cette pluie; une température froide, à peine au dessus du point de congélation, georgée d'humidité provoquant par moment des épisodes de grèle plus ou moins violentes qui semblaient s'abattre sur nous uniquement lorsque nous franchissions les sections les plus à découvert. La progression le long des sentiers fut lente et difficile, le poids des sacs venant s'ajouter à notre misère. Je portais sur mon dos depuis la mi-journée de la veille, en plus de mon propre équipement qui incluait la tente, l'ensemble de pot de cuisson ainsi que le sac de couchage de Val, espérant ainsi la soulager quelque peu de la pression accablante que tout ce poids infligeait à ses épaules.

Heureusement notre deuxième journée n'était pas la plus longue, après près de six heures de galère en pleine forêt, nous apperçûmes finalement new pelion hut, un chalet récent et très spacieux pouvant offrir refuge à de nombreux randonneurs. Elle était toutefois encore vide en ce début d'après-midi, seules quelques pièces d'équipement laissées ça et là trahissaient la présence d'autres marcheurs certainement partient pour une courte marche. Nous nous installâmes à notre aise habitant cette hut du contenus de notre sac à dos. Nous partimes le foyer et mîmes nos vêtements à sécher et nos os à réchauffer. Kim arriva sensiblement au même moment, traînant son poids d'un pas lourd, nous lui offrimes une tasse de café bien chaude.

Ce fut ce même soir que nous fimes la rencontre de André un Allemand de la région d'Hambourg. Après quelques échanges, il fut proposé qu'il nous accompagne, dès le lendemain matin, pour la suite du trajet.

Jour 3

Après une très mauvaise nuit de sommeil du à un homme ronflant à la manière d'un wombat et ce du soir au matin, Ha les joies de dormir en dortoirs!, nous primes la route décidés à effectuer notre plus longue journée sur l'overland; environ neuf heures. Heureusement la journée s'annonça clémente, le ciel était dégagé et le soleil, malgré l'heure matinale, venait déja nous taquiner le visage. Après un peu moins de deux heures de marche, nous atteignimes, à la croisée des chemins, la piste alternative permettant d'effectuer l'ascenssion du Mt. Ossa, culminant à 1 617m, il est le plus haut de Tasmanie. Il faut savoir qu'il est plutôt rare de pouvoir en faire l'ascenssion, son sommet étant plus de 300 jours par année soumis à des vents violents ou recouvert d'un épais voile de nuage. Nous laissâmes donc nos sacs à dos au pied de la montagne, tels des astronautes en état d'apesanteur, légés comme l'air, nous entreprîmes la montée. La température froide des derniers jours avait laissé sa trace sur la montagne, neige et glace glaçait le paysage, les sentiers étant abruptes, ils devenaient d'autant plus dangeureux. Nous primes alors la décision de groupe de stopper l'ascenssion et rebrousser chemin. Regardant sporadiquement par dessus mon épaule je fus soudainement pris de la fièvre du sommet, il était dès lors impossible dans mon esprit de tourner le dos au sommet sans l'avoir tout d'abord vaincu. ''Val je vous rejoint à la prochaine hut! Si je ne suis pas là une trentaine de minutes après votre arrivée continuez sans moi, je vous rattrapperez!'' Sans un regard en arrière, je m'élancai et effectuai l'ascenssion en un temps record dépassant tous les marcheurs téméraires effectuant l'ascenssion. La vue qu'offra le sommet vallu tous les effort et les risques combinés. Un paysage splendide s'étendant jusqu'à l'océan ou les plus hauts pics de la Tasmanie compétitionnaient les uns contre les autres pour leur parcelle de soleil.

Il ne me suffit que d'une cinquantaine de minutes pour redescendre les 1600 mètres de dénivelés abrutes qu'acusait les flancs du Mont Ossa; travaillant mon chemin jusqu'à la base à la manière d'un singe, utilisant tant la paume de mes mains que celle de mes pieds. J'arrivai à Kia Ora, la hut suivante sur le trajet, à peine cinq minutes après Val, blanchit par l'épuisement. Nous primes une tasse de soupe bien chaude avant de reprendre la route. Malgré l'heure déja tardive, nous avions l'impression de pouvoir atteindre Windy Ridge, un chalet moderne et spacieux, avant la tombée de la nuit. Ce fut une TRÈS mauvaise décision, car étant épuisés, la traversée des sentiers boueux fut pénible. Nous tentames tout de même de rassembler le peu d'énergie restante, allant même jusqu'à courir sur certaines sections espérant ainsi maximiser la clareté du jour. La lumière disparaissant rapidement, celà ne fut pas bien long avant que l'on se retrouve dans une obscurié croissante. Le moral fut alors à son plus bas. Le terrain étant très mal balisé; il s'en fut de peu pour que nous perdions notre chemin à quelques reprises, la forêt se plaisant à nous montré des détours inutiles. Se repérant en grande partie par les empreintes de pas laissé par des marcheurs, nous trouvament finalement notre chemin jusqu'à Windy Ridge, après un peu moins de 1h30 à galérer dans une noirceur complète.

Comme résultats de cette mésaventure nous pouvons compter entre autre une ou deux crises de paniques de la part de coquine Valérie. De plus, André, notre ami Allemand, avait développé un début de pieds de tranchée, ses bottes ayant été georgées d'eau toute la journée. Une douleur aigue et une diffulculté à bouger ses pieds en furent les symptomes principaux, il passa la nuit près du feu; essayant ainsi de les faire sécher et par le fait même désenfler.

Jour 4

André va mieux ce matin après avoir passé la nuit près du feux, ses pieds ont retrouver leur taille normale, il doit toutefois les bander car d'énormes ampoules ont fait leur apparition aux endroits les plus sensibles. Exténuer des efforts de la veille, nous prenons la route à 11h15 am, décidé à ne parcourir uniquement que les trois heures de marche nous séparant de Narcissus Hut, prochain chalet sur notre trajet. Cette décision fut renforcée par une pluie naissante que nous rencontrâmes quelque part au long du trajet et qui finalement persévéra une bonne partie de la nuit. Cette journée anormalement courte, étant alors habituer de débuter nos journées de marche vers les 8h pour arriver au campement un peu avant la tombée de la nuit, nous aura permis de rencontrer Cass et Kate et de découvrir qu'André trimballait depuis le premier jours une guitare dans son bardas!?!? Nous passâmes la soirée au chaud à chantonner les succès des Beatles. La nuit ne fut toutefois pas aussi agréable que sa prélude, car constament réveillés par les cris et les acrobaties des souris en voulant à nos réserves de nourritures, le sommeil en souffrit beaucoup.

Jour 5 (6)

Lors de notre dernière journée sur l'Overland nous parcourûmes les 15 killomètres de sentier longeant le Lake St-Clair, avant d'arriver heureux à 12h30 au centre d'interprétation. Sans ressource pour retrouver notre véhicule se trouvant au commencement du parcours, nous dûmes lever le pouce dans l'espoir d'être pris en passagers par un bon samaritain. Nous travaillâmes notre chemin avec assez d'aisance jusqu'à Cradle Mountain, embarquant dans un premier temps abord d'un autobus guidé, participant par le fait même au parcours organisé. Nous dûmes toutefois nous arrêter pour la nuit dans un motel. Le lendemain matin ce fut un fan de musique disco qui nous offrit un transport, nous laissant à 40 km du Parc National. Bien décidés à nous rendre la journée même, nous commençames à marcher, les autos se faisant rares sur cette route secondaire. Deux heures et plus de 15 killomètre plus loin nous fûmes ramassés par un sympatique couple de retraités se rendant au parc pour la journée!

Quel chance, car la temps était à l'orage, Ha la température Tasmanienne!

Phil et Chevelure (Val)

12 mai 2010

Once upon a time in Tasmania


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http://picasaweb.google.ca/tripboutdumonde/Tasmanie


Il y a maintenant un mois que nous avons quittés la petite ville de Stanley au Victoria, laissant derrière nous notre travail chez Snowline Fruits, notre petite routine et notre chère Gwenda que nous avons appris à aimer malgré les différends qui nous animaient quelques fois. Afin de souligner notre départ et dire aurevoir à tous nos amis qui ont partager notre quotidien pendant ces quelques mois passés dans la petite communauté, nous avons organisé une fête. Dans la cour chez Gwenda, nous avons accueillis une trentaine de personnes et avons partager un bon BBQ festif ou la bouffe ne manquait pas et ou l'alcool coulait à flots... Le lendemain matin, après quelques derniers aurevoirs difficiles (Gwenda, Takka et Frye), nous avons repris la route, direction Melbourne, afin d'embarquer sur le ferry ''Spirit of Tasmania'', lequel nous a transporté jusqu'au côte de la Tasmanie.

Lors de notre première semaine en Tasmanie, nous nous sommes attaqués à la côte ouest de l'ile. Sauvage et très peu développée, elle offre la possibillité d'effectuer la visite de bon nombre de parcs nationaux dont certains sont inscrits au registre du patrimoine mondiale de l'UNESCO. Nous avons donc passé le plus clair de notre temps à sillonner les différents parcs de la côte, ce qui nous a permis d'effectuer de magnifiques randonnées dans le ''bush''. Lorsque nous étions sur le bateau, Phil et moi avons acheté la passe des parcs nationaux, celle-ci jouant le rôle d'un laisser-passer pour tous les parcs de l'île. Nous avons donc visité, entre autre, le Lake St-Clair national park dans lequel nous avons entrepris une randonnée de 6hres allée/retour qui nous menait au sommet du mont Rufus, lequel nous offrait apparament une magnifique vue du Lake St-Clair, température tasmanienne le permettant. Dans notre cas; une fois arrivé au sommet, ce fut davantage une épaisse brume qui nous attendait, impossible de voir a plus de deux mètre devant nous, l'impression tenace d'une présence substante, laissait par moment un frisson nous parcourir l'épine dorsale. C'est lors de la visite de ce parc que nous avons fait la rencontre de deux voyageuses, Maryse et Delphine, avec qui, au cours de la première semaine, nous avons passé de très bons moments. Vers la fin de la semaine, nous avons rejoint la pointe la plus au sud de l'Australie, Crockle Creek,et avons entrepris une section la marche ''South Cape walk''. Ça nous a fait tout spécial, lorsque nous avons atteint le point d'arrivée de la marche, et d'observer l'horizon. Au-delà des énormes rouleaux d'eau glacé s'abbatant sur le litoral, ne se trouvait plus entre nous et l'Antarctique que quelques milliers de kilomètres d'eau, pas une miette de terre. Nous nous sommes assis un bon moment sur la plage afin de grignoter un petit snack et d'apprécier l'endroit et le moment.

Retour à la réalité, nous nous sommes dirigé vers Hobart ou nous nous sommes arretés, le soir venu, dans un restaurant Indien avant d'aller prendre une bonne petite bière dans l'un des nombreux pubs bordants la place de la Salamanca. Le lendemain, nous avons revus Maryse et Delphine dans le but d'arpenter le marché de la Salamanca et d'y faire quelques emplettes. Dans l'après-midi nous avons fait nos aurevoirs à Delphine qui devait retourner sur le ''mainland'' et avons eu quelques cours de base au jeu de la bolasse de la part de Maryse. La bolasse consiste en fait à faire tourner autour de notre corps, des bouts de cordes auxquelles sont suspendues des balles. Nous avons par la suite improviser un souper au coeur meme d'un module pour enfant à la forme d'un bateau pirate avant d'entreprendre de nombreuses parties de cartes dans le capitaine au son mélodieux de la voix du chanteur des Trois Accords. ''Fallait ben faire connaitre la musique québecoise à Maryse!''

Nous avons quitté Hobart dès le lendemain débutant notre périple de la côte est. Passant par la ville historique de Richmond, nous avons rejoint Port Arthur ou nous y avons effectuer, dans un premier temps, un ghost tour (visite de nuit aux saveurs fantomatiques) et, le lendemain, une visite plus complète du site historique de la prison. Phil a même expérimenter la ''chambre d'isolement'', une pièce ou pouvait être enfermés les prisonniers aux mauvais comportements pendant 30 jours. Aucune parcelle de lumière et aucun son ne pouvait traverser les 3 murs d'un mètre de large chacun séparant le prisonnier du reste du monde. Par la suite, nous sommes allés visiter Freycinet NP, là ou Phil et moi avons eu la chance d'approcher et de toucher un bennet wallabi sauvage (dans la famille du kagourou, mais beaucoup plus petit) et ou nous avons fait une randonnée ardue, mais dont le résultat était tout simplement spectaculaire! La piste était vraiment escarpée et des avertissements nous conseillaient de ne pas entreprendre cette marche s'il ventait ou moullaissait, car les rochers devenaient extrêmement glissant et c'était très dangereux pour les marcheurs. Heureusement pour nous, la journée était ensoleillée et le vent se faisait très discret. Cette marche nous a mené au sommet du mont Amos d'ou nous avons eu une vue exceptionnelle de la très populaire Wineglass Bay. Malgré une petite crise de panique à la ''Val style'' au beau milieu de l'ascension (c'était vraiment apique!!!), Phil et moi avons survécus la randonnée les yeux brillants et le sourire aux lèvres tellement c'était splendide! La journée suivante était consacrée à la visite de ''Bay of fire'', un endroit ou se côtoye l'eau azure et les roches aux teintes rouge écarlate. Lorsque visité à un moment ou la météo est clémente, ce site doit être tout simplement magique, mais la légendaire mauvaise température tasmanienne à nos trousse, nous n'avons pas pu explorer l'endroit autant que nous l'aurions souhaité. Malgré le vent puissant et la pluie frète qui déferlait, nous avons pu prendre quelques photographies, mais le confort et la chaleur du van nous semblait plus attirante à ce moment et c'est pourquoi nous ne nous sommes pas attardés plus qu'il faut à cet endroit avant de reprendre la route et de rejoindre Launceston. Dernière grande étape avant d'entreprendre l'Overland Track, Launceston aura été une très belle ville à visiter. Les ''Cataract gorge'', la douche gratuite, la bonne pizza que nous y avons mangé et notre visite du parc de conservation du diable de Tasmanie ont fait de cet endroit une escale très appréciée avant d'entreprendre l'Overland Track.

Val et Phil

10 avr. 2010

Saveurs de Corée


Pour accéder aux photos de cette semaine: http://picasaweb.google.ca/tripboutdumonde/VisiteEnKoree#

Coucou nos petits poussins de Pâques!!!

J'espère que tout le monde va bien avec les journées qui ralongent et l'été qui s'en vient!!!

Nous ici, malgré nos journées qui s'écourtent et l'hiver qui est à nos portes, nous nous portons très bien et la multitude de projets qui s'en viennent nous tiennent en haleine!

Mais avant de vous jaser à propos de ce qui s'en vient, que diriez-vous d'une petite récap de ce que nous avons fait dans les 2 dernières semaines? Vous nous excuserez du retard que nous avons prit à vous écrire... Aucune excuse vraiment potable à vous donner, seulement de la négligeance de notre part, de ma part devrais-je dire, car c'était bel et bien à mon tour de relater quelques faits cocasses de notre merveilleuse aventure cette fois-ci!

Mais maintenant que j'y suis, mettez vos lunettes, servez-vous un verre d'eau ou installez-vous seulement bien confortablement devant votre ordi, parce que c'est partie mon Kiki!!!

Il y a maintenant 2 semaines, nous avons fait la rencontre de Carine, Adam, Jessica et Louis. Nous avons fait la rencontre de Carine et Adam tout d'abord, car ils sont venus se chercher un emploi chez Henry. Même s'ils sont repartis bredouille du verger, nous les avons revus plus tard dans Beechworth et avons setté une soirée au camping ou ils se trouvaient, le même camping ou nous étions, Phil et moi, quand nous sommes arrivés dans la petite ville. C'est lors de cette soirée que nous avons fait la connaissance de Jessica et Louis, déjà amis avec les 2 autres! Nous avons passés un super bel apéro à faire connaissance et à jaser de voyage tout en sirottant quelques verres d'alcool. Nous nous sommes tous revus le temps de quelques aussi plaisantes soirées avant que Jessica et Louis reprennent la route en direction de Sydney pour y trouver d'autre boulot. D'ailleurs, la soirée qui a précéde leur départ du camping restera, sans aucun doute, un excellent souvenir de la merveilleuse expérience que nous vivons depuis maintenant 5 mois et quelques 2 semaines. Et j'appellerai cette soirée: plaisirs gourmets signés 3 coréens et une japonaise!

Étant une fille du genre originale et spontannée, Jessica nous a invité, un certain soir, à prendre part à un souper spécialement concocté par ses amis asiatiques, ayant eux aussi, pieds à terre au même camping. Ils nous fallaient seulement cotiser un petit 7$/personne afin de leur permettre d'acheter les ingrédients et le tour était joué. Bien qu'emballée par l'idée, je me sentais un peu mal à l'aise d'accepter, car je sentais que la situation faisait d'eux nos genres d'esclaves de cuisine pour la soirée... C'est bien moi ça! Mais mon sentiment de culpablité s'est rapidement estompé quand j'ai fait la rencontre de JC, Mac, Jenny et Ami. Ils sont arrivés dans la cuisine commune du camping les mains pleines de délicieux aliments, une tasse de thé chacuns et un grand sourire au visage. Mac, la cigarette au bec, est venus s'asseoir avec nous à la grande table afin de faire connaissance. Jenny, JC et Ami, étaient occupés à mettre en place le souper: couper les ingrédients, préparer les sauces... Curieuse, je me suis dirigée vers eux afin de leur jaser et de leur faire part de ma reconnaissance envers le souper qu'ils nous concoctaient. Au menu: rice rolls et seafood pancakes. Disponible pour nous dans les rice rolls: des kiwis, pommes, avocados, luzerne, omelettes sucrées, poulet, chair de crabe, concombres, carottes, oranges, sauce aux arachides, sauces sweet'n'sour et plus encore! Et dans les seafood pancakes: calmars, crevettes, pieuvre... Tout ce qui existe sous l'eau ou presque! Au cours de ma tentative de conversation avec eux, je dis tentative, car nous ne nous comprenions pas toujours 10/10... j'ai appris que JC était un chef cuisinier en Corée. Ça ne m'a pas surprise du tout, car il était tellement à l'aise avec la coupe des aliments et il était tellement rapide dans la cuisine qu'il m'a tout de suite fait penser à mon père lorsqu'il prend en charge la préparation d'un repas: efficace et happy en même temps! Lorsqu'est venu le temps pour nous tous de prendre place à table, je suis certaine que je n'étais pas la seule à saliver des yeux tellement tout avait l'air si délicieux!!! Il y avait de la bouffe pour beaucoup plus que les 10 personnes, mais nous avons tout de même passé au travers de quasiment tout ce qui était servis à table. De vrais cochons!!! Mais mon dieu que tout était bon! Et my god qu'on a passé un beau moment! J'ai appris comment préparer, de manière très basic, de la sauce aux arachides: j'ai juste à ajouter du sprite dans un pot de beurre de peanut. Bizarre vous croierez, mais ça goûte comme la sauce du sushi shop! Pour vrai de vrai!!! Et puis, j'ai aussi appris que le signe ''peace and love'' que quasiment tous les asiatiques font quand ils se font prendre en photo signifie plutôt pour eux ''victory''. Donc sur la photo ou nous faisons tous le signe du ''peace and love'' nous sommes tous en train de crier ''VICTORY!!!'' Et c'est sur cette magnifique soirée que nous avons fait nos adieux à Jess et Louis.

Plus tard en semaine, nous avons fait notre boulot de voyageurs à leur affaire et avons fait l'achat de nos billets pour voler vers la Thaïlande en juillet en plus de réserver notre place sur le traversier qui nous mènera en Tasmanie dans une semaine et 1 jour!!! Pour la Tasmanie, tout s'est bien déroulé. Un appel téléphonique auprès du ''spirit of Tasmania'' et notre allé/retour était réservé! Nous monterons à bord le 18 avril à 19h30 pour faire la traversée de nuit et arriver au matin en Tassie. YEAH!!! Mais pour nos billet pour la Thaïlande... Oufff! On a eu très, très chaud! Il faut savoir que Renée et Robert, les parents de Philou, viendront nous rejoindre pour 2 semaines lorsque nous serons en Thaïlande. Sachant depuis près d'une semaine qu'ils avaient fait l'achat de leur billet d'avion, nous devions se déguidiner et acheter nos billets, mais il ne nous était pas possible de se trouver un vol en partance de Darwin vers Bangkok malgré toutes les publicités australiennes nous faisant croire qu'il serait VRAIMENT facile de trouver ce qu'il nous fallait sur Internet. Nous avons donc décidé de prendre le taureau par les cornes et d'aller chez ''Flight Center'' une agence de voyage d'ici afin de réserver notre vol. Encore une fois, il ne semblait pas possible de voler de Darwin à Bankgok, car selon la dame qui nous servait, cet itinéraire était très rare. Phil et moi ne comprenions rien, car ''Flight Center'' avait une publicité qui annonçait le vol Darwin/Bangkok à 569$. Pour sûr, de gros points d'interrogation se trouvaient sur nos visages à ce moment. Notre seule possibilité, aucunement envisageable, était de voler de Sydney à Singapoure et de Singapoure à Bangkok, one way, pour la maudique somme de 1400$! WoW! Je me rappelle avoir quasiment tomber de ma chaise! Tout de même professionnelle et sympathique à notre cause, la dame qui nous servait nous a proposé d'aller faire nos trucs en ville et de revenir la voir 1 heure plus tard, lui laissant le temps de rechercher une situation qui allait nous convenir. À notre retour à la succursale, après quelques minutes d'attente, faute d'un trop-plein de clients, il nous a fait bon d'entendre la bonne nouvelle qui nous attendait: un vol allé-retour, Darwin/Bangkok avec escale de 4 jours à Singapoure lors de l'allée + hébergement dans une chambre deluxe d'un hôtel 4 étoiles inclus pour un prix convenable. BRAVO madame Flight Center, BRAVO!!! Nous quitterons donc l'Australie le 28 juin et quitteront la Thaïlande le 29 juillet tard en soirée. Ça sera une bien drôle de situation que d'atteindre ses 23 ans dans les airs!

On a vraiment l'impression que le ciel s'abat souvent sur nos têtes depuis le début du voyage, mais on passe vite par-dessus ces petites embuches avec toutes les belles choses qui se passent! D'ailleurs, nous avons passé une très belle soirée le vendredi suivant avec nos amis Carine et Adam au Stanley Pub. La veille, au boulot, Jo nous avait parlé d'une soirée spéciale se déroulant au pub pour souligner le ''good friday''. Un band était censé jouer et, trouvant l'idée attirante, le plan de la soirée était de s'y rendre avec eux. Décidant d'y aller à pied, lampe frontale au front et lampe de poche à la main, nous avons prit une marche de 30 minutes ou plus pour se rendre au pub et pour se rendre compte, en arrivant, qu'il n'y avait RIEN qui se passait là! Nous avons tout de suite pensé que Jo nous avait joué un tour lors de la journée du poisson d'avril, ici appellé: April's fool! Malgré la déception à l'arrivée, la soirée s'est avérée très amusante et musicale!!! PR étant mon Philou, il a fait connaissance avec un monsieur qui lui a parlé de ski pendant près d'une demi-heure et qui, quand je lui ai parlé que nous nous étions pointé au pub en pensant qu'il y avait un concert d'organisé, est allé chercher la guitare de sa copine dans la voiture et s'est adonné à nous mélodier les oreilles! Un peu avancé dans l'alcool, les chansons ne rendaient pas toujours justice à Bob Dylan ou encore à John Lennon, mais il savait tout de même jouer le bonhomme! À un certain point, tout le monde chantait dans le bar, même les personnes qui n'étaient pas à notre table et l'ambiance était à la fête! C'était super!

Voilà ce qui résume les nouvelles péripéties qui nous sont arrivées depuis le dernier message! Nous continuons à travailler fort, mais nous réconfortons avec l'idée qu'il nous reste maintenant seulement 5 jours à travailler avant de repartir à l'aventure!!!

Sur ce, Catch ya later, you bloddy canadiens! Très australien comme au revoir hein?!
On vous embrasse!
Val et Phil (parce qu'il n'aime pas que je l'appelle Philou, il vient tout juste de me le dire encore!!!) :)

27 mars 2010

La vie au quotidien


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Étant quelque peu à court de sujet et voyant les semaines défiler depuis notre dernier Blog, nous avons décidé de vous décrire sommairement une journée typique dans la vie de deux travailleurs australiens opérant dans un verger à Stanley.

Vendredi, 7h du matin, le cadran sonne. Il semble faire encore noir dehors, j'apperçois toutefois un faible rayon qui, péniblement, se fraye un chemin venant ainsi troubler ma vision matinale. Le peu de vie qui m'anime me porte davantage à rester au lit, je ''snooze''... 7h05, la lumière s'intensifie et tend à me faire sortir de ma torpeur. Je snooze... Je me colle contre Valérie, la chaleur de sa peau me permettant de somnoler l'instant d'un songe. 7h10, il faut qu'on se réveille!!! Nous nous habillons en vitesse, pantalons et chemises sales et délavées par l'utilisation quotidienne sous un soleil de plomb, bottes de travail et couvre chef.

Ralentis par le sommeil, l'animation matinale commence à peine à faire circuler la sang dans nos extrémités encore engourdient par la nuit. Nous avalons rapidement deux ou trois toasts ou un bol de céréales. Je regarde dans la pendrie; Ha!, il reste encore des bananes au gout de craie, si déçevantes soient-elles, elles bouchent un coin! 7h45, pas le temps de faire la vaiselle encore ce matin, nous empilons simplement assiettes et ustensiles sur les amoncèlements de la veille. Un tour aux toilettes pour se brosser les dents. 7h53, tous a bord du Capitaine et nous sommes en route vers Snowline Fruits.

8h la journée débute, nous comptons déja les minutes avant le ''smoko'', plus que 2h30 ou 150 minutes. Nous devons commencer, ce matin comme tous les matins de cette semaine, par cueillir des ''chestnuts''. La cueuillette des Fuji, prochaine variété de pommes arrivant à terme, ayant été retardé par les énormes quantités de pluie reçus durant le mois de février, nous devons concentrer nos efforts autre part. À quatre pattes dans l'herbe semi-longue, le sol humidifié par la nuit, nous partons à la recherche de ces horibles petites noix. Mes mains quelque peu enflées, souffrent encore de la cueuillette de la veille. Protégées par une carapasse épineuse, elles laissent des dizaines de résidus se logeant bien profondément dans les doigts. Nous pouvons continuer ainsi jusqu'à la fin de la journée ou nous lancer, après le ''lunch'' consommé à 12h30, dans la cueuillette de framboises, tout dépend de Henri. Il viendra habituellement, chevauchant son splendide VTT rouge pompier, nous informer de ses plans et des détails de la journée. Il entreprend généralement ce manège à la dernière minute, nous laissant ainsi dans l'ombre et l'ignorance jusqu'au dernier moment, il en va de même lorsqu'il est temps de terminer la journée une heure plus tard, soit à 4h au lieu de 3h.

La journée de travail se termine enfin et c'est vendredi, le vendredi avant la journée de travail du samedi.

Habituellement, après le travail nous irons courir un peu à travers la campagne avant de relaxer devant une bière ou un verre de vin.

Mais ce matin, 22 mars, nous ne sommes pas allés travailler, le cadran a bel et bien sonné, nous avons bel et bien déjeuné, mais ce matin Puss-puss n'était pas à la porte et elle n'est pas venue lorsque nous l'avons appellé. Je me suis installé au volant du van, prêt à partir, Valérie à ouvert la clôture. À peine une dizaine de mètres de parcouru et nous l'apperçevons, gisant sur le bas coté de la route, quasi intacte, sans vie.

''Ha non... Ha non...Fuck!!! PussPuss non...non!!! J'imobilise la voiture. Nous sortons en panique. Val court chercher Gwenda, mais il n'y a plus rien a faire. Je m'arrête devant la dépouille, je me demande s'il s'agit bien de notre Pussy-Fat; sans la vie, la petite chatte est difficile à reconnaître. Bien que j'arrive à peine à me convaincre, il n'y a pas de doute. Je prend une taie d'oreiller et mes gants de travail. Je la prend doucement et la dépose sur le tissus disposé sur le maccadam de la route. Le soleil encore jeune arrive à peine à réchauffer l'air. Son corps est raide et sa forme ne change point avec les déplacements que je lui impose. Je me dirige vers la maison, transportant le corps inanimé du petit chat, ma vision se brouille instantanément de larmes au moment ou je la tend à Gwenda.

Encore ébranler par les événements, Gwenda, Val et moi piochons la terre à travers roches et racines; lui creusant ainsi un endroit de repos, une tombe sous l'arbre ou quotidiennement, elle tentait vainement de mettre la patte sur un king parrot. Elle fut enterrer sur son ''purple pillow'', celui sur lequel elle avait l'habitude de faire ses siestes d'après-midi et une croix en bois d'eucaliptus ou tronent deux plumes d'encre miroitant un reflet bleuté, fut ériger en son souvenir.

La journée passant lentement, nous sommes allé au boulot, car Henri a bien pris le temps, avec toute l'empathie qui lui a été donné, de nous préciser que l'on travaillait pour une vraie entreprise et que l'on ne pouvait se permettre de manquer trop de temps. En ce qui me concerne; je passai la journée à me demander qui était le responsable de sa mort; en sachant très bien qu'il n'y en a sûrement aucun.

En fait je m'en voulais un peu, car hier en allant me coucher, j'ai entredu une voiture passé émettant un bruit sourd devant la maison. J'avais alors émis le souhait qu'il ne s'agisse pas de Puss-Puss. Val et moi avions alors convenus à un reflux d'échappement. Je suis tout de même allé l'appeller dehors, évitant d'aller voir sur la route. J'espère qu'elle n'aura pas souffert par ma négligence.

Happé de plein fouet elle n'a eu aucune chance, mais il faut dire qu'ici, les automobilistes ne font preuve que de peu d'égard envers les animaux traversant la route. Ayant l'impression d'être les doyens du monde, ceux qui font loi, ils ne freineront habituellement pas pour laisser une chance au pauvre animal.

8 mars 2010

C'est ça le voyage, partie 2


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Semaine 2

Dimanche, 14 février 2010

Des suites de notre grande marche sous la pluie de la veille, parce que notre Captain sentait le p'tit gars négligé avec notre linge empacté en tapon dans sur nos serviettes, humides elles aussi, nous avons décidés de se gâter un tantinet pour notre soirée de St-Valentin! Après avoir fait une centaine de kilomètres avant d'atteindre Lakes Entrance et s'être promené, encore une fois, sous la pluie question de visiter l'endroit, Phil et moi avons décidés de se louer une belle petite chambre dans un motel en bord de mer. J'étais tellement excitée à l'idée de pouvoir m'installer à une table, à l'intérieur, et de partager un bon souper avec mon amoureux, être en mesure d'aller me doucher aussi longtemps que je le voulais sous un débit d'eau chaude (!!!), sécher nos vêtements, et m'installer par la suite dans un petit lit douillet et sec. Parfait quoi! Pour ce qui est de Lakes Entrance, nous pouvons dire que c'est une très jolie ville vivante et accueuillante en bord de mer, avec bons nombres de petites boutiques sur la rue principale et bons nombres d'invitants restos se spécialisant en fruits de mer en plus d'avoir un Tres Amigos (!!!). Malheureusement, le mauvais temps ne nous a pas permis d'en faire la visite autant que nous l'aurions aimé, mais nous en gardons tout de même un excellent souvenir. (au msdo, nous regardons la tv et apprenons que à Melbourne, il fait beau et chaud, donc aucun doute dans nos esprits: reprendre la route au plus criss)...

Lundi, 15 février 2010

10h15 AM, la pluie et le temps gris semblent encore s'être installés pour la journée et il est maintenant l'heure de quitter notre chambre (snif, snif...). Nous reprenons la route en direction de Cape Conran, un endroit reconnu pour ses plages à perte de vue et sa nature enchanteresse! Phil au volant et moi, la co-conductrice, je prends charge la préparation de notre petit-déj en voiture. Tranches de pain sur une cuisse, pot de beurre de peanut stabilisé par mes genoux et pot de nutella en main, je nous prépare nos éternelles tratines matinales de route. C'est goûteux, délicieux, simple à faire, pis ça coûte pas 100$! Très appréciable quoi! Alors oui, nous nous arrêtons à Cape Conran malgré le temps gris et nous trouvons l'endroit tout simplement fabuleux! Même s'il fait frète, nous nous aventurons sur la plage et allons nous trempés les pieds dans l'eau. Les frissons nous parcourent tout le corps, mais le moment est si appaisant que nous restons plus longtemps que nous l'aurions pensé à apprécier notre petite trempette. Philou, avec ses talents de photographe, s'adonne à une séance de photos concept s'avérant toujours plus magnifiques les unes des autres lors du visionnement. Non, mais... On va avoir de méchants beaux souvenirs de notre voyage même si, des fois, ça prend du temps à l'artiste pour qu'il soit satisfait du résultat! Ça vaut les moments d'attente en tout cas! Après quelques temps passé sur la plage, nous retournons au Captain et reprenons la route pour se rendre au Wilson Proms, un parc national du Gipsland. En arrivant au Wilson Proms, après être allés s'informer sur le prix d'entrée et les randonnées à faire, nous sommes allés rejoindre Sandy Point, une petite ville à quelques kilomètres du parc. Là, nous sommes allés s'installer sur une magnifique plage pour y observer le coucher de soleil au son des vagues et des oiseaux de bord de mer. Encore une fois, ce fut magique!!!

Mardi, 16 février 2010

Après une bonne nuit de sommeil, nous nous réveillons fins prêts pour aller s'aventurer dans les chemins de randonnées du Wilson. Puisque la route de la randonnée que nous aurions aimé entreprendre était fermée pour cause de glissements de terrain, nous avons entrepris notre marche dans un autre sentier, moins long et moins ardu! Malgré ce changement de routine, nous avons été agréablement surpris pas la beauté du paysage qui s'offrait à nous: flore en rennaissance verdoyante, rochers grandioses et vue imprenable sur l'océan une fois parvenus au sommet. Après avoir pris le temps d'apprécier la vue, nous avons repris notre route en sens contraire afin d'aller rejoindre le van et entamer un autre sentier. En raison de la seule journée que nous passions dans le Prom, nous voulions optimiser au maximum notre journée dédiée à la randonnée! Mais, notre élan d'éxercices en montagne a pris le camp lorsque ma maman m'a téléphoné pour m'apprendre le décès de ma grand-maman Carmen. N'ayant plus le coeur à donner l'effort nécessaire, un plus grand repos s'est avéré de mise sur une grande et magnifique plage de sable blanc du nom de Squeaky Beach. Après quelques heures de méditation et de pensées pour ma famille et grand-maman, je me sentais prête à reprendre la route afin de rejoindre notre prochaine destination: Philip Island.

Mercredi, 17 février 2010

Ayant lus, dans notre Lonely Planet, qu'il y avait une activité très prisée sur l'île consistant à faire l'observation des petits pingouins, nous nous sommes empressés, dès l'heure d'ouverture du centre d'information, d'aller booker notre place pour la soirée même. Au courant de l'après-midi, nous avons entrepris une marche à flanc de falaise donnant sur la mer de Tasman. Incroyable!!! Malgré les maudites mouches à chevreuil (euh... bin peut-être à wallabis ou kagourous plus qu'à chevreuils) qui nous ont poursuivis du début à la fin et que nous nous entêtions à éliminer, nous nous sommes arrêtés quelques fois afin de prendre des photos superbes qui pourraient vous faire croire qu'aux moindres faux pas, nous courions le risque de débouler une falaise et de tomber dans la mer tellement le sentier de randonnée était coller contre la côte! Suite à cette promenade inoubliable, le ventre creux, notre plan était d'aller faire quelques emplettes pour le souper. Mais, avant toutes choses quoi de mieux qu'une bonne bière bien froide après un après-midi de marche sous un soleil de plomb?! Quelle fut notre surprise lorsque le barman nous a informé du prix des deux bières que nous venions tout juste de nous commander... 18,50$ pour deux pintes de bières bien ordinaires!!! On veut bien croire que c'était le seul pub de la place, mais Phil avait les yeux ronds comme des billes lorsqu'il a tendu son billet de 20$! Insulté, Philou a décidé de garder un petit souvenir de cet endroit et a rapporté son verre de ''Fat Yak'' dans lequel sa bière avait été versée. Bon! Verre de bière maintenant dérobé et ventre encore plus creux, nous nous sommes rendus à une aire de BBQ (fort populaire en Australie) dans un petit parc avec vue sur la mer et sur le pont menant à l'Île. Nous pensions s'être installés dans un coin bien tranquille pour apprécier nos saucisses sur le BBQ quand pas 1, mais 3 autobus de touristes chinois sont venues se parker au petit parc tout tranquille de l'instant d'avant! Nous nous sommes tellement amusés à les observer Philou et moi... Imaginez-vous donc qu'il y un certain monsieur chinois faisant partie de la gagn qui nous a même pris en photo pendant que nous étions en train de cuisiner! Après coup, le guide du tour, un chinois aussi, est venu nous apprendre que ces gens semblaient surpris, car en Chine, aucune aire de BBQ est disponible gratuitement, qu'il faut payer une certain montant pour pourvoir les utiliser. Pendant que le groupe s'exécutait è prendre des photos de mouettes ou d'arbres, Phil et moi nous amusions à faire des signe de ''peace'' en background sur leurs photos quand ils ne s'en attendaient pas! Haha!!! Ils auront la surprise de leur vie lorsque ils seront de retour à la maison ces chinois! Vraiment... Ils sont d'une autre culture! Il est maintenant 19h15 et il faut que nous soyons au centre d'observation de pingouins à 19h30 pour la représentation que nous nous sommes bookée le matin même vous vous souvenez? Nous rangeons nos trucs et filons rejoindre les petits pingouins. QUOI??? Les mêmes autobus de touristes chinois parkées au centre d'observation! Ah bin ça alors! Malgré les avertissements très clairs des rangers responsables de la bonne conduite des gens envers ces oiseaux, qui consistaient à rester assis tout le long de l'arrivée des colonies de pingouins sur la plage et de leur migration vers leur nid, il est quand même survenus des cas fâcheux ou certains de nos voisisn d'en-d'sous se levaient et se ruaient vers les pingouins pour les voir le plus prêt possible, frustrant ainsi les rangers et obstruant la vue de certains gens, dont MOI (!!!) dans la foule. GRRRRRRRRRR!!! Bon, bon, bon... Malgré tout, nous avons trippés et nous nous sommes émerveillés par les capacités et la beauté de ces petits oiseaux.

Jeudi 18 février à samedi 20 février 2010

Nous avons passé notre jeudi sur la route afin de se rendre à Torquay, la ville ou le surf est né en Australie! Arrivés là-bas vers les 16hres, bon nombre de boutiques de surf telles Rip Curl, Billabong, Quiksilver, Reef... nous attendaient et nous appellaient! Puisque l'heure de notre arrivée était tardive, c'est en faisant le tour de la grande majorité des magasins que nous avons completé notre journée. Quoi??? Il fallait bien se rincer l'oeil côté surf un petit peu! Et ce reluquage nous a permis de dénicher une petite boutique ou il nous était possible de louer des planches pour une journée complète et dans laquelle bon nombre de surf usagé était en vente à prix raisonnable. Dès 9hres, le vendredi matin, nous sommes allés nous louer une planche et avons trippés à surfer une journée entière dans un océan ou les vagues se prêtaient merveilleusement bien à ce sport national! J'étais très heureuse de m'apercevoir que je n'avais pas perdue la technique enseignée dans les cours de surf que nous avions pris à Wollongong quelques mois plus tôt. Après notre journée de surf, il n'était pas question que je laisse filer la planche qui nous a permis de nous amuser comme des p'tits fous, alors je me suis gâtée et me suis achetée ma 7star fish tail de 8 pieds! Phil et moi nous la partagerons jusqu'à temps qu'il s'en trouve une pour qui il aura le même coup de foudre que j'ai eu! Au cours de cette même journée, avec sa mentalité innée de surfeur, Philou a fait la rencontre d'un gars, Mickaël, lorsqu'il attendait sa vague. Et cette rencontre nous aura permis de passer du bon temps en bonne compagnie lors de notre trop court séjour à Torquay. Mickaël et sa copine Maëva, deux français de Paris se moquant de notre accent même en dehors de leur pays (!!!), se sont joint à nous pour la soirée! Nous nous sommes préparé un souper ensemble et avons partagé quelques bières aussi! Si vous vous demandez pourquoi le titre de notre blog est: ''C'est ça le voyage!'' eh bien c'était le slogan de Mickaël lorsque des petits pépins survenaien, tels les oignons des patates calcinés sur le BBQ ou encore les fourmis se promenant librement dans leur frigo de van, ou encore le méchant coup de soleil de Maëva qui arrivait tout juste de l'hiver de la Grèce et qui avait oublié de mettre de la crème solaire répétitivement dans la journée, ou encore la rencontre insoupçonnée d'un couple canadien dans la journée... On ne pouvait que rire de ces trucs qui surviennent et qui, dans le fond, font en sorte que ce soit ça le voyage! Je décrirais notre soirée comme étant un échange de péripéties qui sont survenues dans le voyage à date, mais aussi des anecdotes survenues dans nos pays respectif et qui concerne nos amis, notre famille, nos animaux ... Aussi, nous avons appris une expression parisienne tellement pissante qu'il faut que je vous en fasse part: ''Elle a l'oeil qui part en couille'' et ça, ça veut dire que la personne louche d'un oeil! HAHAHA!!! Quelle belle rencontre nous avons faite et quel beau moment nous avons passé avec eux! Le lendemain matin, nous avons prit notre petit déjeuner avec notre couple de Français favori et nos chemins se sont ensuite séparés, car il nous fallait revenir à Beechworth en soirée et eux, reprenaient la route afin d'aller parcourir la Great Ocean Road. Avant de considérer reprendre la route en direction de la maison, nous n'avons pas pu nous empêcher de se taper une dernière session de surf, car il passera quelques mois avant que nous puissions retrouver la mer et surfer quelques vagues!

Le retour à la maison était heureux! Gwenda nous attendait sur la véranda avec Takka et Frye et nous étions tous très contents de se revoir! Ce fut un très beaux deux semaines de vacances bien méritées, malgré la triste nouvelle survenue en milieu de semaine. Ça nous a fait du bien à Philou et à moi de retrouver notre Captain Kangoroo et de feeler la magie du voyage et de l'inconnu! Maintenant, il nous reste seulement 2 mois et demi à travailler pour Snowline fruits et nous sommes bien motivés à l'idée de regoûter à cette liberté!

23 févr. 2010

C'est ça le voyage!, semaine 1


Hey les amis! Il y a pleins de photos cette semaine! Visitez le: http://picasaweb.google.ca/tripboutdumonde/2SemainesSurLaRoutePartie1#

7 février 2010. Après près de deux mois et demi de durs labeurs au service de Snowline Fruits; épuisés, nous quittons enfin le petit confort que nous nous sommes crées à Stanley, Victoria pour retrouver la dureté imprévisible des routes autraliennes. Nous partons ainsi, laissant le bon déroulement du périple au hasard, à la recherche d'aventures, de paysages à couper le soufle et de rencontres inoubliables. Moi et Valérie effectuons les derniers préparatifs avant le départ, ''As-tu pris les serviettes qui trainent dans la salle de bain?? Oui, oui t'inquiète, on part seulement pour deux semaines!''. Pendant ce temps, Fraye,Takka et meme Puss Puss (ou quelque soit son nom) nous regardent nous démener comme des fous, (sachant surement très bien ce qui se tramme), se demandant sûrement ce qu'est tout ce remu-ménage. C'est donc après des aurevoirs quelque peu émotifs et sous un soleil de plomb que nous reprenons la Hume highway direction Sydney, mais cette fois nous nous arrêterons a
mi- course; première destination Canberra, la capitale nationale.

Canberra

Trainant paraisseusement de la patte, nous arrivons à Canberra en fin de journée. Nous stationnons le van chez Leigh, une connaissance intime de Gwenda qui nous laisse volontier utiliser sa salle de bain et sa cuisine pendant notre séjour. Ne fesons pas un grand cas de Canberra, car bien qu'architechturellement très plaisante, la ville ne contient pas d'attrait majeur. Visuellement très semblable à un Montréal plus moderne, la ville offre quantité de parcs, de rues tranquilles bordées d'arbres, de musées sur l'histoire de l'Australie et de la ville même. Nous avons donc passer une journée entière a errer à travers les différents quartiers, visitant sommairement, par le fait même, deux musés dont le Mémorial Australien de la Guerre. Avant de quitter le Territoire de la Capitale Nationale, nous décidâmes d'aller visiter le Namadgi National park, un must selon le Lonely Planet. Arrivés en fin de journée, nous nous installâmes dans l'un des campings du parcs ou nous vîment se promener librement des dizaines de kangourous et de wallabys, un spectacle étonnant sur un décor de couché de soleil montagneux. Le réveil au matin fût brutal, le goût de la veille encore coincé dans ma gorge et mon ventre, m'étourdissait quelque peu. Nous avions consommé la soirée en compagnie d'un américain, de deux belges et d'une dizaine ''d'australiens'' qui, par ailleur, trouvaient très distrayant le fait de lancer des feux d'artifices dans le bush en temps de sécheresse extrème... Après une courte visite au centre d'information, nous prîment la direction du stationnement, à plus d'une demi heure de notre position, situé à la base du sentier menant au sommet de la ''square rocks track''. Une heure et demi de recherches assidues sur des routes carossables, sinueuses et non asphaltées, nous aura finalement permis de rebrousser notre chemin, pour nous rendre immédiatement a Batemans Bay. Quoi de mieux après tout qu'une cure de soleil à la plage pour faire cesser les tambours dans ma tête? En avant toute! Direction la côte Est, direction la mer!

Février, le mois le plus sec en Australie!

Arrivé a Batemans Bay, nous ne perdîmes pas de temps et rejoignîmes la côte en début d'après-midi. Le ciel s'était couvert quelque peu et la mer arborait des teintes allant du bleu nuageux au brun quatre-vingt. Nous nous y sommes tout de même baignés momentanément avant de nous prélasser le reste de l'après midi sur le sable granuleux de la plage. En fin de journée, nous réservâmes une table sur la térasse d'un sympatique restaurent de fruit de mer, donnant sur la baie. Au menu pour la soirée: le plus succulent fish'n chip de l'Australie, accompagné d'une douzaine d'huitres fraîchement délicieuses! Une fois le repas dégusté, nous reprîmes la route avant le couché du soleil. Nous échouâmes finalement pour la nuit dans un stationnement situé litéralement sur la plage, en bordure de surfer's beach. La chaleur fût accablante dans le van cette nuit là, nous profitâmes donc de la proximité de la mer le lendemain matin pour aller y faire saucette!

Notre journée oscilla entre le temps passé sur la plage et celui passé à faire de la route, le soleil brillait et nous étions parés à mettre pied sur toutes plages paradisiaques apparaissant à l'horizon. L'air frais des vacances et de la découverte soufflait dans notre dos. Mais à ce point nous étions loin de nous douter que ce vent allait non seulement apporter des nuages, mais aussi une quantité phénoménale de pluie qui obscurcierait les jours à venir! Il plût pendant quatres jours... ou peut-être cinq... avec ce temps l'on perd le compte quelques fois! Nous descendîmes la côte espérant apperçevoir le soleil percer sous l'épaisse couche nuagueuse à chaque bifurquation de la route. Nous visitâmes toutefois certains immanquables du trajet, mais sur fond gris, les jolies villes, les forêts verdoyantes et les plages de sables imaculés surblombées de caps rocheux infranchissables peuvent sembler d'une tristesse accablante.

Light to Light

Voyant les jours défiller dans le van à jouer aux cartes ou à s'aventurer prudamment sous la pluie, nous commençâmes étrangement à nous sentir à l'étroit. Nous sentant quelque peu emprisonnés dans le véhicule qui, paradoxalement, était censé brandir le flambeau de la liberté; par le fait même nous prîmes donc l'ultime initiative de défier les éléments et la raison lors d'une incursion dans la nature. Le défi: effectuer le Light to Light, une marche de 35 km bordant la mer dans le Ben Boyd National Park, en une journée, ignorant ainsi les recommandations du parc qui suggère aux marcheurs de prévoir de deux à trois jours. Commençant aux abords de la magnifiquement sauvage plage de Saltwater Creek; le sentier traverse des paysages aussi distincts les uns que les autres. Passant par des plaines d'herbes hautes suivant des forêts humides, des rochers caressés par les vagues et j'en passe.

Nous débutâmes la marche vers sept heure du matin sous un ciel gris, mais toutefois encourageant. Une petite pluie débuta dans la première heure de la marche et ne cessa de s'accentuer par la suite. Le trajet allé, car il s'agit d'un allé retour, fût plaisant nous laissant découvrir des paysages surprenants et des odeurs fleurissantes sous la pluie. Le point culminant de la marche: un phare blanc comme neige et la fameuse Disaster Bay.

Le problème, s'il en est un, est qu'une fois rendu au bout du trajet, il faut en effectuer le chemin en sens inverse. Après avoir avalé un canage de thon, un concombre entier et une barre de céréale, nous nous remirent en route. Nous étions transis par la pluie et certains terrains avaient disparuent sous plusieurs centimètres d'eau. Le chemin devenait quasiment impratiquable et le moral était à son plus bas. Valérie ne pu retenir quelques pleurs de fatigue, à ce point elle était exténuée et plus d'une dizaine de killomètres restaient encore à être parcourus. "Ne t'en fait pas Val on arrive, ca ne sera pas long! Il faut garder la vitesse si l'on veut arriver avant la tombée du jour! Aller aller tu es capable! Tu es super bonne!"

Interminable, la pluie battait la grève rendant la traversées des rochers sur la berge des plus dangeureuses; les sentiers ruisselaient créant de véritables lacs en leur aval. Le poid de l'eau georgeant nos vêtements rendaient chaques pas plus ardus. Mes bottes détrempées depuis plusieurs killomètres gorgaient mes pieds d'eau les faisant enfler davantage à chaque pas. Un répit nous fût toutefois accordé lors de ce déluge; une lueur d'espoir. Nous traversâmes un passage dans une dense forêt d'arbres morts sortant de la plaine tel un temple à flanc de montagne. Une fois dans le ventre de ce sanctuère, aucun bruit, aucune goutte d'eau et aucune lumière nous parvinrent de l'extérieur, un profond silence emplissait les lieux. N'osant dire mot, nous traversâmes cet endroit avec un profond sentiment de respect avant de retrouver la brutalité extérieure.

Après plus de 10h30 de marche sous des températures inhumaines nous arrivâmes enfin à notre camp de base. Détrempés, exténués et heureux, nous retrouvâmes le Capitaine; celui-ci nous attendant passivement, là même ou nous l'avions laissé le matin même.

La suite

Les essuis glaces battent le parbrise, nous traversons les Park Nationaux du Gipsland à toute vitesse fuyant la pluie. Le van pue l'humidité, une pile de vêtements détrempés jonchent le sol, destinés à ne jamais sécher. Direction soleil!

Phil et Val, en vacances.

2 févr. 2010

Le top 10 des choses désagréables de l'Australie, selon Phil et Val.


Moi et Valérie travaillons à l'élaboration de cette liste depuis un moment déja, elle renferme certains des éléments qui nous ont fait rager, sacré et bouder (ca c'est davantage Val que moi) depuis le tout début de notre voyage. Car bien que nous nous plaisons beaucoup en terre Australienne, ici tout ne peut pas y être parfait! Voici donc le top 10 des désagréments Australiens, ca va nous permettre de chialer un peu et de lancer quelques anecdotes ici et là.

1. Les mouches

Indétronables à la première place, les mouches semblent règner en maître au pays des kangourous. Ces insectes accentuent l'impression que me procure quelques fois le travail que j'effectue pour Snowline Fruits; être un esclave noir dans un champs de cotton. Mais il faut avouer que ces petites betes sont agaçantes, elles sont tout simplement partout, un bourdonnement inscéssant. De plus, elles se plaisent a entré dans notre nez, notre bouche, nos oreilles et nos yeux, de là vient leur affectueux surnom de ''mouches africaines''. Leur présence permanente et opressante me permet sans trop de difficulté de m'imaginer, en partie du moins, le calvaire que vivent les enfants dans les publicité de parainage en Afrique, croyez-moi; si vous ne voulez pas donner pour que ces enfants saissent d'avoir faim, donnez au moins pour qu'ils puissent se procurer du chasse moustique ou une tapette à mouche!

2. RTA

Le RTA, pour ceux qui ne le savent pas, est très semblable à la Société d'Assurance Automobile du Québec (SAAQ) pour nous. C'est donc l'organisme australien qui s'occupe des routes et des voitures pour l'état du New South Wales, là même ou notre cher Capitaine est enregistré! Mais pour nous le RTA est davantage synonime de dépenses d'argent et d'énergie! Etre les heureux propriétaires de notre superbe Mitsusbishi Express ne s'est pas fait sans trouble. Premièrement, l'acquision nous a causé beaucoup de trouble; lors de notre première visite, nous nous sommes fait demander une lettre prouvant hors de tout doute que nous avions une adresse au NSW. Celle-ci consistait simplement en l'identification d'une adresse, d'un nom et une permission d'utilisation de cette dite adresse suivie d'une signature, mais une fois de retour en sucursalle avec cette lettre merveilleusement rédiger, quel a été notre surprise quand nous nous sommes fait revirer de bord fautre de date sur le document. Donc après trois ou quatre visites, plus quelques centaines de dollars le capitaine était finallement notre.

Lors de notre deuxième rencontre avec la ''bête'', pour le renouvellement des plaques, il ne fut pas davantage facile de jongler avec la situation. Je recoit une lettre par la poste m'indiquant que les plaques du véhicule arrivent a terme, ils me demandent de me présenté en sucursale, la plus près étant a Albury à quelques 45 minutes de notre lieu de résidence, avant le 26 janvier. Ils exigent une preuve d'assurance et une preuve d'inspection mécanique. Je m'empresse donc de commander une assurance, chez AAMI 304$, avant d'aller quelques jours plus tard a Albury pour effectuer le test mécanique et renouveller les plaques. Dans un premier temps, il fut difficile de trouver un garage ayant le temps d'effectuer un test la journée meme, il faut dire qu'il est difficile de trouver un trou de 5 mins dans un horraire pour empocher une quarantaine de dollars. Une fois tous les éléments rassemblés nous nous dirrigeons vers les bureau du RTA , sourire aux lèvres et le coeur emplie de joie, pour se faire dire que l'assurance que nous nous sommes procurer n'est pas la bonne. Il nous faut la ''Green sheet'' une assurance individu. Avec notre adresse a Sydney, c'elle-ci revenais a la coquette somme de 780$ aus. L'opération ''C'est cher en ti-bebé, pis ça nous tente vraiment pas de dépenser 780$'' fut alors déclenché; le but sauver le plus d'argent possible sur notre assurance. Le plan; changé notre adresse a Sydney pour celle de Franky en banlieu de Wollongong, nous permettant ainsi d'économiser plus de 300$, le seul problème Franky est pas là... Franky est à Bali... mais bon avec beaucoup d'efforts et de persistance nous avons finalement réussi ce tour de force! Les dépenses furent tout de même substentielles; 289$ pour le renouvellement des plaques, 470$ pour l'assurence individu, 185$ pour assurer les autres voitures sur la route en cas d'accident, 40$ pour l'inspection! Il y en aura pas de facile!

3. Le gossip a Stanley

Dans les petits villages les nouvelles se répendent comme une trainée de poudre, ainsi un incident anodain et sans répercution peut faire davantage de vent qu'il en est nécessaire pour déraciner un arbre!

L'histoire débute vendredi le 29 janvier 2009, moi et Valérie nous rendons tout penauds sur notre lieu de travail, mais avant de nous rendre sur place, nous décidons d'effectuer un détour par le bureau de poste local, celui là même qui déssert les soixantes habitants de la ville, pour y effectuer notre CRIME! Malheure! malgré cette heure matinale, la postiaire croise Valérie dans son élan pour gagner le Capitaine et d'un ton amicale elle lance à la vollé un ''Good Morning'' a Val. Ouf! on l'a échaper belle se dit-on!

La moitié de la journée s'est écoulé et c'est maintenant l'heure du ''smoko'', tradition australienne invitant le fumeurs et le non fumeur a se cotoyé le temps d'une pause, la traduction québecoise de ce mot se rapprocherait de ''Break''. Rita arrive dans sa Holden rouge pompier et demande a parler a Valérie! Une damme serait venu déposer une petite enveloppe à son intention au magasin... en fait elle s'adressait davantage à la propriétaire du ''Capitaine Kangaroo''. Val ne comprend pas vraiment. Le suspense se poursuit jusqu'au moment du ''lunch'', tout les deux nous nous intérogeons ardamment sur le contenue de cette enveloppe et sur sa mistérieuse émettrice.

12:30, c'est le ''lunch'' et Henri est venu déposer la missive sur la chaise de camping escamotable de Valérie; elle se lit comme suit: Please if you really need something just ask. It doesnt matter how small the Item thats taken, without asking is STEALING If you must or need to steal take it off the peoples that can afford it: Telstra, BHP, CSR, Big W, Coles, etc. Thank you. (sans nom ni signature). En plus de la lettre, l'enveloppe contenait l'évidence, selon cette personne, du méfait.

Bon il est maintenant évident que nos patrons sont bel et bien au courant de l'action qui s'est dérouler le matin même. Fouineurs comme ils le sont, si la messagère ne s'est pas chargé du message, la lettre à fait tout le travail. Bouillonants de l'intérieur et hors de nous (enfin moi davantage que Val) nous prenons la décision de sacrifier notre demi heure de dinner, une partie du moins, pour aller dire notre façon de penser a cet individu qui préfaire se cacher derrière une lettre remise à un public non concerné plutôt que venir régler ses problèmes avec les principaux intéressés. La poste est fermé et la propriétaire ne s'y trouve pas. Une lettre de notre cru, rédigé avec politesse enfourchant une touche d'impertinance, style propre Miss Grenier, fut écrite et étampé sur la porte du bureau de poste. J'aurais davantage insister pour un style plus rude et haineux, mais bon...

L'heure restante après le lunch passa très lentement, entre le ''thinning'' des pommes et la paranoya de Val l'entrainant dans un sentiment profond de sa possible déportation du pays, mais comme de fait, il n'y eu aucunne répercussions et nous retournament chez Gwenda.

Il n'y a pas eu de suite à ce larsain pour le moment.
Et si celà vous intéresse; l'objet du crime: deux simple punaises ramassées ou vollées, selon les intéressés, sur un tableau d'affichage extérieur!


4. Les autoroutes payantes et les photos radars

Non mais tout de même il faut le savoir! C'est pas toujours facile de voyager sur les routes d'un pays qui nous est inconnue. Les autoroutes représentent certainement le Fort Knox de l'Australie, une réserve d'argent qui semble inépuisable! Beaucoup d'autoroutes y sont payantes, ce qui peut sembler des plus normal, si on veux les entretenir comme il se doit, il vaut mieux faire payer ses utilisateurs! Le hic est que bien souvent il n'y a aucun moyen d'effectuer le payement sur place, il faut donc appeller au numéro indiquer sur la pancarte et ouvrir un compte, il y a un frais pour celà, pour ainsi pouvoir payer notre passage! Mais bon l'astuce ne s'arrête pas là! Si il y a oublie et que l'automobiliste n'appel pas dans les trois jours suivant son passage, une lettre sera posté au domicile du malheureux avec d'exorbitants frais d'administration, de trois à quatre fois le montant initiale. Deplus! certaines autoroutes sont la propriété de l'État et certaines appartiennent à des intérets privés, donc même si dans l'éventualité ou l'automobiliste modèle à pris le temps de téléphoner au numéro et s'est ouvert un compte pour une période déterminé (1-2-3-4 mois peu importe), il est bien possible que dès le lendemain il roule par mégarde sur une autoroure appartenant à une autre compagnie, il devra alors recommencer ce manaige. Si il ne réalise pas le changement de propriété de l'autoroute, il recevra une lettre par la poste, montant du passage plus frais d'administration bien entendu!

En ce qui concerne les photos radars, nouveaux et peu développés au Québec, ils sont bel et bien installé en Australie! positionné à chaque viaduc ou prèsque, ils délivrent des contraventions exhorbitantes comme des bonbons aux criminels roulant à 5 km heure au dessus de la vitesse permise. Pour l'instant nous n'avons recus aucune mentions par la poste! Mais sans ''cruise control'' sur notre véhicule je peux malheureusement affirmer que ce n'est qu'une question de temps.

5. Les non céder le passage aux piétons

Aussi étonnant que celà puisse parraitre il est conseillé aux intersections que les piétons cèdent le passage aux automobilles. Ainsi donc chaque traversé est un pile ou face sur la continuité de notre vie. Nous regardons à gauche puis à droite, une voiture, mais elle est encore loin, nous aurons le temps de traversé! un pas, deux pas dans la rue, nous nous engageons. Nous entondons le véhicule accélérer inutilement au loin, ce conducteur tient réellement à profiter de sa priorité de passage! Il vient nous froler le dos au moment de monter sur le trottoir adjacent... quel malade mental! Il est très rare de voir une voiture s'immobiliser ou même ralentir pour ainsi permettre aux piétons, enfants et mémés compris, de traverser la rue.

6. Les trotoirs innégaux

Pour une raison des plus mistérieuses, les australiens semblent incapables de construire des trotoirs plats et égaux. A moins d'adopter une marche de style millitaire, j'entend par là élever ses genous à la hauteur de son nez... ou prèsque, embrasser le béton est un risque que doit envisager tout piéton et ce à chaque instant. Avec ses dalles qui semblent gondoller, tantôt trop hautes tantôt beaucoup trop basses, une simple marche peut facilement devenir une entreprise périeuse. Résultat, orteilles meurtries, sacres en quantité industrielles et sandalles en morceaux!

7. Les toilettes public sans siège sur le bord des plages

Il n'est pas facile et en fait très peu relaxant de faire ses petits besoins, et encore moins les plus gros... sans pouvoir s'assoir sur son trône. Une technique à du être développer au fils des essais erreurs, je vous épargne bien entendu les détails. Cette dite technique consiste à s'agriper contre la porte du cabinet laissant ainsi pendre le corps vers l'arrière lui permettant par le fait même d'épouser une position semblable à une chaise. La situation peut se compliquer dans l'éventualité ou le loquet sur la porte est brisé ou tout simplement abscent...

8. Les moustiques

Seul conseil ne sortez pas le soir! Il y a un changement de garde entre la perriode diurne et nocturne de la journée, une fois le soleil couché, le ciel laisse aller ses mouches et s'arme de milliers de maringouins. Un seul moustique peut piquer des dizaines et des dizaines de fois dans un court laps de temps, ils ne sont jamais racasiés. Deplus, certains de ces petits malfaisants transmettent le virus du Nil...

9. Les corkage dans les restaurents BYO

Certains restaurents permettent à leur hôtes d'apporter leur propre alcool à l'intérieur de leur établissement, ils portent donc la mention BYO (Bring Your Own). Dans un soucis d'aller cherhcer jusqu'au dernier cent de l'honête travailleur, certains restaurents vont ajouter un montant allant jusqu'à 10$ par bouteille et par personne à la facture et ce sans en avertir le consommateur! Il est donc recommandé de se méfier de tous, incluant le petit chinois qui travail au restaurent du coin!

10. Le vent

Le vent occupe la dernière position de notre palmarès, car sa présence est mitigé! Bien qu'extrèmement agréable lors d'une chaude journée de travail, il devient d'autant plus désagréable sur le bord des plages. Outre le désagréable sable dans les yeux, un autre déségrément vient en ligne de compte, celui-ci étant qu'il devient impossible d'utiliser le bruleur nous permettant de cuisiner, le vent aténuant la flame. Ceci étant très malheureux! Deplus, en Australie vent n'est pas nécessairement synonime de fraicheur! Tandisque le vent provenant de l'est, de la mer, est frais et généralement agréable pour le travailleur, un vent provenant du nord, des terres, promet bien souvent des températures excessives.

22 janv. 2010

Cette semaine en Australie: Alerte aux feux de forêts, neige et soirées animées entre amis!


Salut tout le monde!

P.S.en premier lieu: S'il y en a entre vous qui désirez allez voir nos anciennes photos (parce qu'il y a des gens qui nous ont dit ne pas y arriver hein maman??? Hihihi) allez sur google, tapez Picasa album dans recherche, une fois sur le site, recherchez l'adresse hotmail de Phil, soit: pog_fan@hotmail.com. I reckon, it's easy shit mates!

Pour le photos de cette semaine: http://picasaweb.google.com/tripboutdumonde/CEstLaVieAStanleyVic

Comment s'est déroulée votre troisième semaine du mois de janvier?! Ça doit avoir jasé d'Haïti en Amérique n'est-ce pas? Nous ici, c'est peut-être parce qu'on est à votre antipode de la planète et aussi dans une toute petite ville dans laquelle les gens aiment mieux se faire des histoires avec la filles du voisin qui a couché avec le fils du curé (histoire fictive, mais vous voyez le genre de petite ville dont je vous parle...), mais on en a pas entendu parler fort fort! Même aux nouvelles, c'est pas la grosse conscientisation...
En fait, nous ici, depuis la semaine dernière, c'est des conditions catastrophiques de feux de forêts qu'on entend le plus parler! En moyenne, il a fait 41 degrés celcius à Stanley la semaine dernière et c'était la folie furieuse des ''catastrophic fire barn conditions'' qu'il était question! Même que notre boss, ce cher Henri, nous a offert de nous héberger si jamais un feu se manifestait (!!!). Mais finalement, c'est seulement de la chaleur accablante qu'on a ressentie, pas de feux de forêts. Paradoxalement, quelques deux jours après les grosses alertes, nous avons reçus quelques flocons de neiges au verger ou nous travaillons! Nous n'avons pas eu la chance de voir ces flocons, mais notre boss nous a dit qu'il avait effectivement neigé après notre journée de travail lundi dernier!!! Il faisait tellement frète lundi et mardi matin que Philou a mit sa tuque et son foulard et moi, j'ai porté des gants doublés et une tuque aussi! C'est pas vraiment cool cueillir des framboises à 3-4 degrés en tk! Là, la température redevient comme avant, c'est-à-dire chaude et humide avec des probabilités de feux encore!
À part ça, depuis nos escapades du temps des fêtes, Philou et moi avons décidés de se calmer le pompons avec nos dépenses et de profiter du lieux ou nous habitons et de ses alentours! On se dit que si on veut ramasser assez d'argent d'ici la fin de la saison de la cueillette de pommes (mi mai), on doit se tenir les fesses un tit peu plus serrer! Mais je vous jure qu'on s'ennuie pas pentoute depuis le retour du temps des fêtes! Nous nous sommes fait inviter à souper chez notre amie Sarah, nous sommes allés nous baigner dans un lac (ici ils appellent ça un DAM), avec Sarah et ses deux filles, nous avons passé notre dernier vendredi dans un Pub: le ''Stanley Pub'' avec notre gagn de la job, leur conjoint/conjointe et enfants, on a assisté à un Rodéo et puis Gwenda et moi avons préparé un BBQ en l'honneur de notre Philou national!!! Vraiment, ça a été un 2 semaines chargé, mais ô combien plaisant!
Moi, je veux vous parler du ''WANGARATTA RODEO''. Phil et moi, on était excités comme des vrais p'tits enfants! Et puis, l'ambiance festive de notre soirée nous a gardé dans ce ''mood'' d'excitation là! On a eu la chance de voir des pros faire du bulls et puis du horses riding, des épreuves d'agileté avec un cheval et des épreuves ou les cowboys et cowgirls de la soirée attrapaient des vaches avec un laceau!!! Tout simplement surprenant et excitant comme soirée! Aussi, la soirée se voulait être une exposition/concours de camions. C'est fou comment les truckeurs sont fiers de leurs machines! C'était bien drôle comme moment dans la soirée! Philou, comme d'habitude, a prit de très belles photos!!! Voyez vous même sur Picasa ;)
Aussi, comme la plupart d'entre vous le savez déjà, c'était la fête de Phil jeudi et un super BBQ a été organisé en son honneur! Viandes de toutes sortes, salades de patates, tabouleh, humus, bières, vin, bourbon, cola et excellentes compagnies ont fait de cette soirée une réussite!
Autres faits cocasses des deux dernières semaines: Phil a tiré avec un shot gun et un 30-06 avec Glenn, le mari de Sarah et il se pourrait fort bien que ces deux fanfarons se tappent une petite soirée de chasse bientôt! Aussi, on a apprit que Brandon, le mari de Bobby, était un amateur de la chasse aux sangliers il y a de cela quelques années. Peut-être que cela vous semble banal, mais attendez de connaître sa manière de faire: il se rendait dans la forêt avec ses chiens de chasse, les lâchaient afin qu'ils traquent la bête et lorsqu'elle était prise au piège, Brandon, à mains nues et avec un couteau tranchant, tuait la pauvre bête!!! L'autre jour, tout fier avec une bière à la main, Brandon nous a montré son plus gros trophée de chasse: une grosse tête de sanglier empaillée et accrochée au mur de sa shed. Mmmm...
Comme vous le constatez, la ville dans laquelle nous avons trouvé emploi et logis est une ville pouvant offrir des plaisirs barbares, mais notre entourage nous fait sentir comme à la maison et, qui sait, peut-être reviendrons-nous avec quelques nouveaux intérêts aux saveurs de Stanley...

Voilà! Nous vous saluons et disons à la prochaine!

Val et Phil, apprentis bush life!